La peur : une émotion qui s’apprivoise !

Émotion considérée comme l’une des plus primitives, la peur peut s’ancrer très profondément en nous et modifier durablement notre comportement ! Apprenons à un peu mieux la connaître.

L’une des fonctions principales de la peur est de nous avertir de la présence d’un potentiel danger. Les informations qu’elle nous transmet permettent de prendre les mesures qu’il faut pour nous protéger et nous éviter ce danger. Elle est donc très précieuse et indispensable à notre survie. Pour autant, il faut garder en tête que l’évaluation que nous faisons du danger est toujours subjective. Elle varie en fonction nos expériences et de la différence d’interprétation qui peut s’opérer entre chaque individu. Un alpiniste aguerri s’aventurera sans trop d’appréhension sur des rocheuses abruptes, alors qu’un novice n’osera même pas considérer l’ascension. Ici, la différence d’appréciation se base sur les habiletés et aptitudes de chacun.

Face à la peur, nous pouvons avoir plusieurs types de réaction :

  • L’attaque. Devenir agressif pour cacher sa peur est une réaction assez commune, tous les parents pourront en témoigner. Combien d’entre eux n’ont pas explosé après avoir eu une peur bleue suite à une bêtise de leur enfant ?
  • La paralysie. Cette réaction de protection peut être très efficace, lors d’un cambriolage par exemple, néanmoins il y a nombre de situations où il faut adopter une réaction plus active. Si vous voyez un accident se produire sous vos yeux et que vous êtes au volant, il serait mieux de freiner un grand coup pour ne pas faire partie du carambolage !
  • L’évitement. Éviter un danger est très confortable sur l’instant. On minimise la sensation d’inconfort, on ne se place pas dans des situations qui nous rendent profondément mal à l’aise. Pour autant, adopter systématiquement ce comportement renforce l’importance de notre peur à nos yeux. Pour gagner en liberté, il est nécessaire d’apprivoiser ses peurs peu à peu.

La peur est l’une des émotions dont les manifestations physiques peuvent être les plus saisissantes. En se mobilisant pour la fuite, ou la défense, le corps augmente sa production d’adrénaline, accélère des battements du coeur, augmente l’acuité mentale, puise davantage d’énergie dans les graisses… Cet état ne s’apaise que lorsque le danger est totalement écarté. L’attention et la tension se relâchent alors, le corps commence parfois à trembler et notre conscience analyse alors l’ampleur du danger auquel on a échappé.

Apprendre à connaître et gérer ses peurs est très profitable : nous nous autorisons à vivre davantage de choses, et les vivre renforce la confiance et l’estime que l’on se porte. Il faut néanmoins toujours savoir écouter les messages que nous transmet cette émotion pour éviter de se mettre en danger inutilement !