La musique, actrice de notre bien-être

La musique peut être considérée comme un simple divertissement, un loisir ou être réduite à un produit de consommation. Pour autant, elle apaise nos angoisses, favorise notre concentration, ou encore stimule notre mémoire. Mais ce n’est pas tout : chaque type de musique influence même notre psychisme et nos comportements de façons différentes. Passons en revue certains effets de la musique douce, classique et techno !

Quels seraient les effets de la diffusion d’un air classique, ou pop, dans une cantine d’école élémentaire ? C’est ce qu’a testé une chercheuse américaine, en ayant en tête que la musique diminuerait les comportements turbulents des élèves d’une part, mais aussi le volume sonore en pleine pause déjeuner. Les résultats se sont montrés plus que probants. Pour le volume sonore, on assiste à une baisse de 7% par rapport à l’accoutumée si c’est un air de classique qui est diffusé. Ce taux augmente à 12% lorsque les élève écoutent de la musique pop. Bien évidemment, dès l’arrêt de la diffusion de la musique, les cris reprennent aussitôt et de plus belle. Concernant les comportements turbulents des enfants, on assiste à une baisse de 55% des gestes agressifs, des insultes ou de la mauvaise tenue lorsqu’ils écoutent de la musique classique en fond sonore. Par exemple, les observateurs ont constaté une baisse significative des jets de nourriture et d’impacts d’aliments sur les murs du réfectoir.

La musique calme donc bien les moeurs, mais peut aussi améliorer vos performances en arithmétique ! Des enfants d’une dizaine d’années ont dû résoudre une suite de problèmes, soit dans un environnement musical (une musique de type Walt Disney), soit en l’absence de musique. Les résultats ont montré que les enfants étant baignés dans un environnement musical résolvaient en moyenne 36 problèmes contre 27,3 lorsqu’ils devaient travailler dans le silence. D’autres études ont souligné les bénéfices de l’écoute des oeuvres de Mozart sur la concentration des enfants ayant des difficultés d’apprentissage. A quand la diffusion de ces airs pendant les périodes d’examens ?
Enfin, outre l’augmentation des performances intellectuelles la musique dope aussi les performances physiques ! Tous les participants (âgés de 9 à 80 ans) ont dû faire du vélo d’appartement pendant deux minutes. L’objectif était de parcourir la plus grande distance durant ce laps de temps. Certains participants écoutaient de la musique techno, d’autres de la musique douce ou alors étaient dans le silence. Les résultats montrent que la musique techno se révèle être particulièrement motivante. En l’absence de musique, les participants parcourent en moyenne 1,2 kilomètre, atteignent 1,57 kilomètre avec de la musique douce, et 1,62 avec de la musique techno. Ainsi, les chercheurs ont démontré que le rythme musical préparait le corps à l’effort et à la résistance. Mais même sans étude scientifique, les fanfares avaient adopté cette méthode depuis bien des siècles… !

La musique n’est pas un simple divertissement : en se calquant sur nos propres rythmes biologiques, elle peut entrer en résonance avec les battements de notre coeur, les pulsations de notre système nerveux et peut donc tout à fait les apaiser. A contrario, une musique ayant un rythme plus agressif va perturber notre “orchestre intérieur” qui aura tendance à s’accélérer pour retrouver son harmonie. On comprend alors mieux à quoi servent les petits airs dans les salles d’attente des cabinets médicaux, ou dans les salles de sport… !