La tristesse, pas si déprimante qu’il n’y paraît

La tristesse est l’une des émotions les plus refoulées : considérée comme une manifestation de notre faiblesse, nous la cachons et la nions très volontiers que ce soit par pudeur ou par peur du jugement. Pour autant, et comme pour toutes les émotions, ignorer sa tristesse nous prive de bons nombre de messages !

 

La tristesse fait partie des émotions primaires, et est considérée comme la plus réfléchie de toutes. Elle a pour principal rôle de nous aider à prendre conscience qu’une chose, une situation ou une personne que nous avons perdue nous manque. Cette émotion démontre, certes, de notre vulnérabilité, mais elle permet surtout à notre entourage de comprendre que nous avons besoin de soutien et de compassion. La tristesse est aussi une émotion très reconnaissable : elle se définie par des larmes, un rougissement du visage, une respiration qui peut devenir convulsive, des spasmes ou des tremblements.

Cette émotion est évidemment subjective : l’ampleur de la tristesse que nous ressentons est liée à la valeur que nous accordons à l’objet ou à la personne qui nous manque. En somme, la tristesse est un élément de mesure de nos besoins et manques affectifs même si elle n’est pas forcément directement liée à la situation vécue.

Pourquoi alors ne pas la ressentir pleinement ? L’accepter serait une stratégie bien plus gagnante que de la refouler !

Il ne faut pas oublier qu’il est légitime d’être triste quand nous sommes privés de quelque chose ou quelqu’un qui a beaucoup de valeur à nos yeux. De même, refouler sa tristesse peut nous paraître comme la meilleure des solutions à l’instant où nous la ressentions, mais cela peut entraîner, plus tard, une colère ou une peur non maîtrisée. Retenir sa tristesse, c’est nourrir petit à petit du ressentiment envers notre entourage qui ne remarque pas notre fragilité temporaire et donc qui ne nous comprend pas. Dans la même idée, ne pas accepter son chagrin amène à éviter toutes les situations qui peuvent nous rappeler notre objet de tristesse et nourrit donc une peur de plus en plus grande à l’égard de tous ces moments.

Ainsi, pour accepter ce manque que nous ressentons, nous ferions bien mieux de :

  • laisser libre cours à nos larmes réparatrices. Celles-ci contiennent des hormones (comme la prolactine) et des analgésiques naturels. Ainsi, pleurer nous procure une sensation apaisante et il nous est plus facile de prendre du recul par la suite.
  • communiquer : parler fait du bien et permet de mettre de l’ordre dans ses idées, ses émotions, ses ressentis. En formalisant notre tristesse, nous réduisons petit à petit sa charge émotionnelle.

 

La tristesse est à traiter, comme toutes les émotions et, c’est en la ressentant complètement qu’on comprend son message et que l’on est, dès lors, en mesure d’agir pour sortir de cet état d’inconfort. L’accepter relève donc d’un grand courage !